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Les chenilles processionnaires, qu’elles colonisent les pins en hiver ou les chênes au printemps, représentent un risque réel pour la santé, les animaux et la vitalité de vos arbres. Leur danger ne vient pas d’une morsure, mais de leurs poils urticants, de minuscules aiguillons microscopiques libérés dans l’air lorsqu’elles se sentent menacées.

Pour l’humain, un simple contact ou une inhalation peut provoquer urticaire, irritations oculaires sévères ou difficultés respiratoires. Pour les animaux, notamment les chiens, le risque est encore plus grave : un léchage ou un reniflement peut entraîner une nécrose de la langue, nécessitant une intervention vétérinaire urgente.

Ces chenilles sont également un fléau pour les arbres. En dévorant aiguilles et feuilles, elles affaiblissent la capacité de l’arbre à photosynthétiser, le rendant vulnérable aux maladies et aux autres ravageurs comme les scolytes. Leurs nids soyeux dégradent aussi l’esthétique des jardins et espaces verts.

Avec des hivers plus doux, leur expansion progresse chaque année vers le nord. Elles sont désormais officiellement classées comme nuisibles pour la santé humaine en France.

En cas de nids ou de processions au sol, il est essentiel de ne pas intervenir soi‑même : les poils urticants restent dangereux même à distance. Le recours à des écopièges ou à un professionnel équipé est vivement recommandé pour une élimination sécurisée.

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L'échenillage mécanique

L’échenillage est une méthode mécanique, sûre et écologique, utilisée pour limiter la prolifération des chenilles processionnaires du pin ou du chêne. Redoutées pour leurs poils urticants, dangereux pour l’homme comme pour les animaux, ces chenilles doivent être éliminées avant leur descente en procession.

1. Repérage et accès

Le technicien commence par identifier les pré‑nids ou les nids définitifs, reconnaissables à leurs cocons de soie blanche situés en bout de branche. Selon la hauteur, l’intervention se fait à l’aide d’un échenilloir télescopique ou depuis une nacelle pour atteindre les zones les plus élevées.

2. Retrait mécanique

La branche portant le nid est coupée proprement, sans jamais percer le cocon afin d’éviter la dispersion des poils urticants. Pour garantir la sécurité, le professionnel porte un EPI complet : combinaison étanche, gants, masque et protection oculaire.

3. Élimination sécurisée

Les nids récupérés sont immédiatement détruits, le plus souvent par incinération. Ils ne doivent jamais être jetés au sol ou dans une poubelle classique : les poils restent actifs et dangereux même après la mort des chenilles.

Pourquoi cette méthode est efficace

L’échenillage est une solution 100 % écologique, sans aucun produit chimique. Il permet de supprimer la colonie avant la procession, stoppant le cycle de reproduction à la source et réduisant durablement les risques sanitaires.

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Le piégeage des chenilles

Le piégeage au niveau du tronc, notamment via l’installation d’un éco‑piège, est une méthode mécanique très efficace pour lutter contre la chenille processionnaire du pin. Contrairement à l’échenillage, qui cible les nids en hauteur, cette technique intercepte les chenilles lors de leur descente vers le sol, moment où elles sont les plus vulnérables.

1. La barrière physique

Une collerette en plastique, ajustée autour du tronc grâce à un joint en mousse, empêche les chenilles de poursuivre leur chemin. Installée entre janvier et mai, elle doit être parfaitement étanche pour éviter toute fuite.

2. Le guidage vers le collecteur

Lors de la procession, les chenilles descendent le tronc pour aller s’enterrer. Bloquées par la collerette, elles sont naturellement dirigées vers un tube de descente qui les conduit vers le piège.

3. La capture finale

Le tube débouche dans un sac rempli de terre ou de terreau. Pensant avoir atteint le sol, les chenilles s’y engouffrent et y restent piégées jusqu’à leur nymphose.

Les avantages

  • Écologique : aucun pesticide utilisé.

  • Sûr : les poils urticants restent confinés dans le sac fermé.

  • Ciblé : n’impacte pas les autres insectes de l’arbre.

Une fois la saison des descentes terminée, il suffit de retirer et incinérer le sac pour éliminer la colonie de manière définitive et sécurisée.

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Piègeage des papillons

 

Dans le quart Nord‑Ouest de la France, la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) progresse chaque année, favorisée par des hivers plus doux. Si les écopièges installés sur les troncs sont bien connus pour capturer les larves lors de leur descente au printemps, une autre méthode préventive joue un rôle essentiel : le piégeage des papillons en été.

Cette technique cible la phase adulte du cycle biologique. Dans le Nord‑Ouest, la période de vol s’étend généralement de mai à août. Durant cette période, les papillons émergent du sol, s’accouplent, puis les femelles recherchent des pins ou des cèdres pour y pondre leurs œufs. Intervenir à ce moment‑là permet de réduire fortement la future population de chenilles urticantes.

Le piégeage repose sur l’utilisation de pièges à phéromones. Ces dispositifs diffusent une odeur synthétique imitant celle de la femelle, attirant ainsi les mâles. Une fois capturés — dans un bac d’eau ou sur une plaque engluée — ils ne peuvent plus s’accoupler, ce qui limite la ponte et donc l’apparition de nouvelles générations à l’automne.

Pour une efficacité optimale, les pièges doivent être installés dès le mois de mai, avant les premiers vols, sur les arbres les plus exposés ou en périphérie des zones sensibles. Un suivi régulier des captures permet d’ajuster la stratégie et d’anticiper les risques.

Cette approche préventive, combinée aux écopièges et à l’échenillage, constitue une lutte intégrée efficace et respectueuse de l’environnement.

Technicien formé et certifié par IZIPEST
Lutte écoresponble avec la mesange

Le saviez-vous?

Face à la progression des chenilles processionnaires du pin, dangereuses pour les arbres, les animaux et la santé humaine, l’installation de nichoirs à mésanges s’impose comme une solution naturelle, durable et particulièrement efficace. Les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) et charbonnières (Parus major) sont en effet des prédateurs naturels redoutables de cet insecte nuisible.

Au printemps, période de nidification, leurs besoins alimentaires explosent pour nourrir leurs couvées. C’est à ce moment que leur action est la plus précieuse : un seul couple, avec ses jeunes, peut consommer plusieurs milliers de chenilles en quelques semaines. Elles attaquent les larves dès leur sortie du nid, avant l’apparition des poils urticants, et peuvent même percer les nids d’hiver pour atteindre les larves cachées.

Plus tard dans la saison, les mésanges continuent de réguler la population en capturant les papillons adultes, limitant ainsi les accouplements et la ponte de nouveaux œufs. Installer des nichoirs adaptés en bois, bien orientés et dotés d’un trou d’envol calibré  permet d’augmenter la présence de ces oiseaux insectivores dans les zones infestées.

Cette stratégie offre une alternative écologique aux traitements chimiques, tout en renforçant la biodiversité locale. En favorisant l’installation des mésanges, on restaure un équilibre naturel et on protège durablement les espaces boisés.

Comprendre le cycle de la chenille et prévenir en amont
Technicien formé et certifié par IZIPEST

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